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Anthony Pautard : « aller le plus loin possible »

Le 24 mars

 

L'accent chantant, un rire communicatif, Anthony Pautard ne fait pas dans la demi-mesure lorsqu'il s'agit de rugby. L'alésien d'origine sait mettre l'ambiance dans les vestiaires mais aussi mobiliser ses troupes lors de matchs importants. Rencontre avec le talonneur.

 

Ton parcours sportif est assez atypique. Peux-tu nous en parler ?

J'ai commencé le tennis à l'âge de 4 ans. Mais je n'ai découvert le rugby que tardivement, vers 16 ans, lorsque j'étais en sport-étude de tennis. C'est un copain de classe qui m'a amené avec lui la première fois à l'entrainement. Cela m'a tellement plu que depuis je ne me suis jamais arrêté. J'ai donc commencé le rugby à Nîmes en cadets. Je suis ensuite parti à Montpellier où j'ai intégré le centre de formation et j'ai continué sur celui de Bourgoin-Jailleu pendant 4 ans. La transition entre le tennis et le rugby s'est faite plutôt facilement car j'étais déjà très sportif et j'avais déjà développé les capacités physiques d'un sportif de haut-niveau. Mon premier poste fût d'abord l'aile, puis je me suis mis à la pille. Ce que j'aime dans ce sport, c'est l'esprit de camaraderie. Cette solidarité me manquait au tennis. J'avais besoin de ça dans ma vie, je me sentais trop individualiste.

 

Tu viens de réussir le concours de gendarmerie. Penses-tu qu'être rugbyman professionnel est un avantage pour ce milieu ?

Il est temps pour moi de penser à l'après-rugby. Même si je n'ai pas encore fini ma carrière, j'ai voulu anticipé. Je me suis tourné vers la gendarmerie car je pense qu'elle possède les mêmes valeurs que le rugby. Le métier de gendarme et de rugbyman professionnel ont des points communs : il faut avoir une bonne condition physique, les deux forment des corporations et ont le même état d'esprit, c'est-à-dire celui de camaraderie et de solidarité.

 

Comment s'organise la préparation des phases finales ?

On a tout d'abord eu du repos. La  fatigue tirait sur les organismes. Avec le prochain match face à Angoulême, nous allons vraiment nous mettre en mode phases finales. Trois semaines intensives vont suivre pour la préparation.

 

Comment vois-tu le match face à Angoulême et les phases finales ?

Angoulême est une grosse équipe qui a des ambitions de monter en Pro D2. C'est important pour la préparation de se confronter à des équipes qualifiées. Pour les phases finales, on va essayer de donner le maximum. Le premier objectif de la saison était de se qualifier. Maintenant que notre but est atteint, nous allons voir plus grand et essayé d'aller le plus loin possible.

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