Les cadettes de l'USAL

Cadettes : une nouvelle page à écrire

Le 18 juillet

Avec la montée de nombreuses filles en seniors en fin de saison dernière, les cadettes de l'USAL ont constitué un nouvel effectif et repartent à la conquête du Seven. L'heure pour nous de dresser un bilan mais aussi d'annoncer les nouveaux objectifs pour la saison à venir.

L'année dernière fut une saison charnière pour les cadettes de l'USAL. Malgré le départ d'anciennes comme Pauline Bourdon ou Agathe Sochat (sélectionnées en équipe de France -20 ans), les filles ont cependant réussi à se hisser jusqu'aux finales du secteur Sud-Ouest de la poule A. "Elles se sont énormément investies, explique Corinne Mingout co-entraineur avec Catherine Mounier, C'est grâce à un mental d'acier et de bonnes bases rugbystiques que l'équipe a pu obtenir ces résultats".

Un encadrement basé sur des fondamentaux

Le groupe des cadettes se forme, chaque année, autour d'anciennes et de débutantes. Le management doit donc être réfléchi. "Il y a un juste milieu à adopter entre les novices et les filles issues de l'école de rugby. Deux choses sont importantes : le travail des fondamentaux et la préparation physique" raconte la coach des cadettes. Le rugby à 7 est très intense et très rapide. La préparation physique qu'effectue Corinne Mingout et Catherine Mounier. Comme lorsque l'on répète ses grammes, les cadettes multiplient les ateliers autour du plaquage et de la technique de passe pour se perfectionner.

Les jeunes filles s'entrainent à hauteur de deux entrainements par semaine. Le mercredi est dédié à des ateliers spécifiques de passes, de mise en situation de contact, pour finir sur du jeu global. Depuis quatre ans, Anthony Cross, joueur professionnel en 1ère, vient apporter son soutien lors de ces entrainements. Durant une demi-heure, ils proposent aux cadettes de revoir leurs lacunes. "C'est de l'entrainement spécifique, explique Corinne Mingout. Il a pu notamment travaillé avec certaines filles sur la passe de 9, le coup de pied par dessus, la réception". "Il a un regard bienveillant sur le rugby féminin", ajoute-t-elle. Le vendredi est l'occasion de travailler sur les faiblesses ou sur différentes thématiques pendant une heure. Par exemples, la postures au plaquage, au déblayage ou encore en mêlé.

Les mini bleu et rouge face à Bruges, tournoi du 2 février 2014 Crédit Photo : Jean-Michel Beaslay Les mini bleu et rouge face à Bruges, tournoi du 2 février 2014
Crédit Photo : Jean-Michel Beaslay

Un palmarès qui n'a rien à envier aux plus grands

Avec un nouvel effectif, l'objectif est tout autre. En se basant sur des phases de travail dites classiques, les ambitions se dessinent sur le long terme. "C'est un cycle de trois ans. La première année, on essayera de jouer les phases finales de la poule B. La deuxième année, on visera la qualification en poule A. Pour la troisième année, l'objectif sera la poule A afin de viser le haut du tableau. Et qui sait jouer les finales France !" présente Corinne Mingout. Le but : créer de la cohésion dans un groupe de joueuses qui prend du plaisir et montent crescendo dans la compétition.

Si une nouvelle page se tourne, c'est avec beaucoup d'émotions que Corinne Mingout et Catherine Mounier se remémorent les résultats des années précédentes. "J'ai de l'admiration pour toutes les filles." se confie la représentante des féminines. La première année du dernier cycle a vu des filles comme Pia Clavez-Chastang, Claire Martin et Soraya Abdelmounene faire le stage nationale en -18 ans et jouer, avec les cadettes, la finale du championnat à 7 de la poule B. L'année 2010 était marquée par le titre de championne du Challenge Orange. Dans la deuxième vague des cadettes, Agathe Sochat et Pauline Bourdon ont joué en France -20 ans avec Pia Clavez-Chastang. En 2012, les filles réussissent à se qualifier pour les finales de France à 7 où elles finissent vaillamment à la quatrième place.

Ce palmarès est loin d'être le fruit du hasard. C'est avec de l'investissement et de l'acharnement que les cadettes ont réussi à concrétiser et multiplier les réussites. Grâce à ces résultats sportifs, les clubs alentours n'hésitent pas à envoyer leurs joueuses à l'USAL lors de leur montée en cadettes. Le club limougeaud est fière d'accueillir des jeunes joueuses au sein de sa structure et veille à construire un projet autour d'elles.

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