masima samisoni

Interview de Samisoni Masima

Le 28 décembre

Capture d’écran 2015-12-28 à 16.52.202 mètres au garrot, plus de 110kg sur la balance, et des tatouages de guerrier maori sur les bras, le Tongien Masima SAMISONI sous ses airs de dur est en réalité un véritable cœur tendre. C’est avec beaucoup d’humour qu’il nous raconte sa découverte de la France.

Qu’est-ce-qu’il t’a le plus surpris quand tu es arrivé en France ?

Le froid (rires) !!! Je me suis senti comme dans le film Rasta Rockett, où des Jamaïcains arrivent au Canada pour tenter de remporter une médaille aux Jeux Olympiques d’Hiver en bobsleigh. Au début, je ne pensais jamais m’y faire. Au Tonga, il fait rarement en dessus de 18°C. On porte des tongs toute l’année. Après quelques mois acclimatation, j’ai finalement gardé mes tongs. Et je dirais même que je commence à me faire au climat. Ensuite, je ne comprends toujours pas pourquoi vous mangez des escargots et des grenouilles ! Je pense que ça, je ne m’y ferais jamais. La première fois que j’ai mangé des escargots, j’ai vomi.

Le rugby est-il différent ici par rapport au Tonga ?

Ici, le rugby est beaucoup plus encadré, plus pro. Au Tonga ou au Fidji, on pratique un rugby un peu plus hasardeux. On n’évite pas le contact. Au contraire, si on a un 2 contre 1 à jouer, on préfère rentrer dedans. Et quand on fait une passe, elle est obligée d’être acrobatique... Mais pas forcément très bien dirigée. Rester au Tonga m’éloignait de mon rêve de devenir rugbyman pro. Quand j’ai eu l’opportunité de partir après mon mariage, j’ai pas hésité. Même si j’ai fais des sacrifices, celui de laisser ma femme et ma fille un an le temps qu’elles puissent me rejoindre, je ne regrette rien. Depuis que je suis à Limoges, je me suis amélioré.

Ta femme a commencé le rugby... 

Oui, c’est une vraie Maori ! (rires). Depuis qu’elle m’a rejoint à Limoges, elle a commencé le rugby avec les Gazelles. Je suis super fier d’elle. Elle n’a pas peur du contact. Et je pense même qu’elle va faire mal à ses adversaires ! 

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