Eric Pénalva et Marie Thomasset

Interview Eric Pénalva et Marie Thomasset, représentants de la Commission sociale

Le 18 juillet

L'USAL, c'est tout un staff d'entraineurs, des joueurs, des bénévoles qui s'activent chaque jour pour faire vivre le club. Mais derrière le sportif, différentes actions sont menées et sont parfois méconnues des licenciés eux mêmes. Eric Pénalva et Marie Thomasset représentent la Commission sociale. Initiative judicieuse qui permet aux licenciés et bénévoles d'avoir une écoute et des conseils sur leur projet professionnel. Rencontre.

Comment s'est crée la commission sociale ? 

Marie Thomasset : Cela fait deux ans que la Commission sociale a été mis en place. Sous l'ancienne présidence d'Alain Besson, lors d'un conseil d'administration, Stéphane Constantin, encadrant des équipes jeunes, avait sollicité l'aide Eric (ndlr Pénalva) et moi pour mettre en place un certain nombre d'actions pour l'extrarugby. C'est là qu'est née la commission sociale. Elle a pour but d'aider les membres de l'USAL dans leur recherche d'emploi. Les dirigeants se sont tournés vers nous pour former ce bureau de part nos compétences et domaines d'activités. Je travaille dans un cabinet en ressource humaine et Eric a un important réseau.

Eric Pénalva  : Pour pour tout dire, nous sommes complémentaires. Marie (ndlr Thomasset) a un savoir faire professionnel et grâce au rugby notamment j'ai différents contacts.

Comment fonctionne -t-elle ?

M.T : Je dirais que nous sommes des "facilitateurs". En aucuns cas, nous sommes la solution miracle pour placer tel ou tel joueur dans une structure. Nous sommes là en tant que conseiller. Généralement, ce sont les présidents ou les entraîneurs qui viennent vers nous et nous font part du projet d'un membre de l'USAL. Après avoir pris rendez-vous avec le joueur, je le reçois pour évaluer la motivation et la pertinence du projet professionnel. Lors du premier entretien, je regarde le CV et la lettre de motivation.

E.P : Selon la motivation, on cherche auprès de nos contacts et partenaires du club un poste correspondant au profil que nous avons en ace de nous. C'est pour ça que c'est compliqué. En s'adressant auprès d'un de nos partenaires, l'image du club est en jeu. Le partenaire doit être satisfait de la personne que nous lui avons adressée. Si cela se passe bien, c'est généralement comme ça que les partenaires reviennent vers nous pour nous demander si nous avons un joueur ou une joueuse en recherche d'emploi. C'est déjà arrivé avec un joueur de l'équipe 1ère qui a muté dans un autre club. Le partenaire voulait absolument qu'on le garde dans l'effectif pour qu'il reste travailler dans son entreprise. Par la suite, il nous a demandé si nous n'avions pas quelqu'un de disponible pour ce poste.

M.T : Nous intervenons également lors de l'accès à la formation et la recherche de stage. Même si ce n'est pas notre fonction première et que c'est plutôt rare. Il y a quelques temps j'avais reçu une Gazelle en recherche d'emploi. Après analyse de son projet, je lui ai demandé de partir de préférence sur une formation en alternance. Je l'ai vu s'épanouir dans cette formation alors qu'elle risquait d'accumuler les petits CDD.

E.P : On tient beaucoup à l'aspect confidentiel. Nous sommes parfois confrontés à des personnes qui ont des difficultés sociales et dont les choix professionnels en pâtissent forcément. Grâce aux entretiens individuels, elles arrivent à se livrer et on essaye de trouver une solution pour leur venir en aide.

Quelles ont été vos motivations et satisfactions ?

E.P : Il y a d'abord le retour des partenaires : quand on leur a conseillé de recevoir en entretien un joueur, que l'entretien a été concluant et que l'employeur est ravi de son investissement.

M.T : C'est également de voir des joueurs ou joueuses parfois perdu dans leur parcours professionnel et qui arrivent à le concrétiser et s'épanouir dans un emploi. Ce sont des retours comme ça qui nous poussent à continuer.

E.P : Quand on reçoit un message ou un mail d'une personne vous annonçant que l'entretien a été concluant, ça suffit pour passer une superbe journée.

En quoi le rugby est un coup de pouce dans la recherche d'emploi et un excellent carnet d'adresses ?

E.P : Le rugby est un excellent réseau. Dans le milieu du rugby, beaucoup de personnes se connaissent. C'est aussi des valeurs : la solidarité, la combativité, l'esprit d'équipe. Des valeurs qu'apprécient les employeurs. C'est, je pense, plus facile que certains sports qui ont mauvaise presse. Le hic, c'est lorsqu'un employeur a un a priori sur un joueur. C'est souvent lié à une mauvaise expérience avec un autre joueur. C'est pour ça, que j'insiste, avant de conseiller qu'un, nous vérifions sa motivation.

M.T : Le club vit avec plusieurs intervenants qui ont eux même un réseau et des contacts. Ces personnes viennent de milieux différents, travaillent dans divers secteurs d'activité. C'est une chance incroyable que la commission sociale essaye d'exploiter.

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