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Julien Rifleu, l’atout exotique

Le 24 décembre


Avant de passer de bonnes fêtes de fin d'année et de se retrouver après la trêve hivernale, c’est l’occasion d’en savoir un peu plus sur Julien Rifleu, joueur d’habitude plutôt discret sur sa vie personnelle. Depuis quelques années maintenant, il est devenu un joueur phare de la ligne de trois-quarts limougeaude. Rencontre avec ce centre atypique au rire si communicatif.

Quels sont tes débuts rugbystiques ?

J’ai commencé le rugby à l’âge de 13-14 ans à la Réunion. Au début, je faisais du football en parallèle. J’ai remarqué très vite que j’étais plus doué au rugby qu’au foot. C’est à partir de là que j’ai eu la volonté de quitter la Réunion pour me consacrer au rugby. J’ai passé ma terminale à Narbonne. Mes parents m’ont toujours soutenu dans ma démarche, tout en me poussant à réussir en priorité dans les études. Je suis alors monté sur Limoges pour faire pharmacie.

En quoi tes origines réunionnaises influencent-elles ta pratique du rugby ?

La pratique du rugby à la Réunion est sans prise de tête. C’est un jeu très ouvert avec beaucoup de possibilités dans les options de jeu et dans les prises de décisions. En métropole, le rugby est beaucoup plus cadré. Sur l’île, l’état d’esprit est différent. Et donc forcément, la manière de pratiquer le rugby l’est également. Je pense que cet état d’esprit m’aide à sortir des schémas de jeu classiques que l’on peut avoir en France métropolitaine dès les catégories de l’école de rugby et d’amener ainsi ma propre personnalité sur le terrain.

Comment réussis-tu à mener de front tes études de pharmacie et le rugby professionnel à l’USAL ?

Quand je suis arrivé à Limoges, je n’ai pas pu continuer le rugby. La première année étant très compliquée en pharmacie, je ne pouvais pas consacrer autant de temps à mes études qu’aux entrainements. J’ai du faire un choix. J’ai repris deux ans plus tard. Ma reprise n’a pas été simple. Il a fallu que je m’organise. Avec du travail et du talent, tout passe (rires, ndlr). Allier les entrainements et la fac, c’est avant tout de l’organisation et dans les moments difficiles cela demande beaucoup d’envie. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai redoublé ma deuxième année. Après avoir beaucoup travaillé la première année, je devais prendre un peu de temps pour moi et m’amuser (rires, ndlr).

Le petit mot de la fin ?
Il y a une swag ambiance dans le groupe et on like tous la Réunion. Dédicace à sot tous ! La Réunion nou le la !

Traduction : Il y a une super ambiance dans le groupe et on aime tous la Réunion ! Dédicace à tout le monde, la Réunion on est là !

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