les_gazelles

La montée en puissance des Gazelles

Le 18 juillet

Jeudi dernier se déroulait au club house la présentation du nouveau staff des gazelles aux joueuses. L'occasion de rappeler les nouveaux objectifs de l'équipe liés à sa montée en Fédérale 1.

Faire table rase du passé et construire sur de nouveaux édifices. Voila l'envie des nouveaux entraineurs, Christian Heurtier et Jean-Baptiste Lecouturier, également entraineur de l'équipe féminine du lycée agricole des Vaseix. Après une refonte des poules de la Fédérale 1 féminine, les gazelles ont été invité à monter malgré leur quatrième place au classement de la saison 2013-2014. Pour Jean-Baptiste, pas question d'être défaitiste sur la difficulté de ce challenge : "quitte à monter autant prendre du plaisir, jouer le maintien, voire les phases finales".

Un staff sportif et administratif renforcé

</p><br />
<p></p><br />
<p><br />
De gauche à droite : Corinne Mingout (responsable des féminines), Christian Heurtier et Jean-Baptiste Lecouturier (entraineurs de l’équipe sénior) et Eva Valentino (responsable administrative des gazelles). De gauche à droite : Corinne Mingout (responsable des féminines), Christian Heurtier et Jean-Baptiste Lecouturier (entraineurs de l’équipe sénior) et Eva Valentino (responsable administrative des gazelles).

Qui mieux, pour commencer la saison sur de bonnes bases, qu'un staff sportif et administratif motivé. Corinne Mingout en tant que responsable des féminines à l'USAL continue cette année encore à garder un oeil avisé sur l'équipe senior. Elle sera secondée par Eva Valentino, mère de la joueuse Célia Valentino, en charge des Gazelles. Charles RAI viendra ponctuellement aider les entraineurs Christian Heurtier et Jean-Baptiste Lecouturier, notamment pour ce qui est question de la préparation musculaire.

Afin de jouer pleinement la saison prochaine, les entraineurs ont proposé un nouveau projet sportif. Désormais, trois entrainements par semaine seront organisés. Le lundi sera dédié à la préparation physique, le mardi et le vendredi seront les entrainements de terrain destinés au jeu. Christian Heurtier rappelle que "ces nouveaux dispositifs ne sont que des solutions et que (les joueuses doivent) se les approprier. Il faudra que chacune essaie de s'engager au maximum dans cette ligne de conduite aussi bien sur les entrainements que sur les matchs. L'idéal à rechercher est que tout le monde avance dans le même sens : équipe dirigeante, entraineurs et filles". Jean-Baptiste Lecouturier conclut : "Tous ensemble, nous formons l'équipe des gazelles !".

Interview de Jean-Baptiste LECOUTURIER

Tu viens juste d'arriver au club, comment as-tu eu l'envie de t'associer au projet sportif de l'USAL ?

Cela faisait plusieurs années que ça me trottait dans la tête. J'encadre déjà les filles au lycée des Vaseix et elles me demandaient régulièrement où elles devaient aller pour jouer au club. Je les ai dirigé vers l'USAL à plusieurs reprises. D'autre part, je venais régulièrement voir les Gazelles jouer le dimanche. J'ai trouvé qu'elles avaient un bon niveau. Les anciens entraineurs ont fait du bon boulot. Mais ça me mordait de participer à tout ce travail et notamment de retrouver des filles que j'ai entrainé. C'est également enrichissant de pouvoir se confronter à des filles qui n'ont pas le discours du prof mais le discours de l'entraineur.

Quel est ton envie pour cette saison à venir ?

Le premier objectif sera de prendre du plaisir tous ensemble, c'est-à-dire à la fois le staff et les joueuses. Deuxièmement, ce serait d'aller grappiller quelques résultats. Cette année sera plus difficile, les Gazelles joueront en Fédérale 1, la poule sera plus élevée que l'année dernière. Mais avec du travail et de la rigueur, on peut y arriver.

Selon toi, existe-t-il une différence entre le rugby féminin et le rugby masculin ?

Il existe une différence majeure : les filles sont souvent novices dans ce sport. Mais elles sont surtout aussi à l'écoute, intéressées, ouvertes, alors que les garçons ont parfois des certitudes que les filles n'ont pas. Au niveau du jeu, les filles vont beaucoup moins vite, mais beaucoup d'espace se créent. C'est un avantage.

En quoi avoir une équipe de fille est-il important pour un club comme l'USAL ?

Je pense que la place du rugby féminin n'est plus à démontrer. Chaque club qui a le niveau que peut avoir l'USAL se doit d'avoir une équipe féminine. L'USAL étant un club phare du département voire de la région, les féminines doivent s'intégrer au club et arriver à de bons résultats.

Est-ce que les Gazelles ont une place centrale au sein du club ?

La place des Gazelles seront plus un projet à construire sur trois années. Avec la formation,  du recrutement, le sérieux de l'entraînement, le travail que Christian (ndlr Heurtier) et mois allons demandé aux filles, on peut arriver à bâtir quelque chose d'intéressant. Le club veut s'en donner les moyens et nous allons essayer d'y répondre. Ensuite, cette année sera une année charnière puisque différents dispositifs vont être mis en place et il faudra qu'on mobilise l'effectif et que l'on porte sur des bases de travail conséquentes (plus d'entrainements et plus d'exigence).

PARTAGER CET ARTICLE