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Les Bélascains 2014

Le 9 juillet

C’est suite à la refonte des catégories d’âge par la FFR, en 2013, que le club a voté la création d’une équipe Bélascains pour poursuivre la formation des jeunes. Seule équipe du département, l’USAL a su développer tout un staff autour de cette catégorie de jeunes. Le but : offrir une alternative avant le passage des Balandrades en Séniors.

Le passage des catégories jeunes aux Séniors est un cap difficile à passer et parfois même synonyme de rupture pour les jeunes joueurs. En Séniors, la technique est plus perfectionnée et le contact plus rude, et peut donc effrayer. Depuis deux ans, le club a choisi de mettre l’accent sur la formation notamment par la présence d’une équipe Bélascains. Pour Fabrice Pécher, co-entraineur avec Nicolas Boyer, « il y a une vrai attente dernière cette équipe, c’est un moyen de rassurer les jeunes dans leur pratique du rugby ».

Un encadrement intra et extrasportif

L’envie du club est de pouvoir se structurer afin d’accueillir les jeunes joueurs. Cela passe notamment par un staff extrasportif de qualité. La présence d’un encadrant socioéducatif, Frédéric Martin, aura pour rôle primordial de faire le lien entre la vie du club et celle en dehors. « Ce n’est pas tout de les voir sur le terrain, il faut aussi penser à la scolarité, aux logements. Nous nous engageons auprès des parents et essayons d’instaurer de la confiance », précise Fabrice Pécher.

Cette liaison entre le sportif, mené par Fabrice Pécher et Nicolas Boyer, les entraineurs, et l’encadrement extra scolaire a été réfléchie en amont de la saison. A raison de trois entrainements par semaine, les Bélascains auront de quoi se perfectionner. Parmi ces trois rendez-vous hebdomadaires, un entrainement sera encadré par Louis Dubois et Alban Viozelange en charge du centre de perfectionnement. Stéphane Constantin sera présent également tout au long de la saison en tant qu’encadrant jeune.

    « Une compétition qui leur ressemble »

«  Les Bélascains ont leur propre compétition ainsi que leurs propres objectifs » explique Fabrice Pécher. Si les passerelles existent, entre les équipes Séniors et les bélascains, elles ne se feront que sur le niveau. Il faut que le jeune puisse avoir l’envie de jouer en Nationale B voir avec la Fédérale 1 mais aussi les capacités. « Pour cela, on cherche à porter l’accent sur la formation et le suivi. Cela passe par le plaisir qui se gagne par le travail et le sérieux », conclut Fabrice Pécher. La formation, le travail et le plaisir, voila le trio gagnant de la saison 2014-2015 des Bélascains.

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Interview Fabrice Pécher, entraineur des bélascains

Fabrice Pécher, pourquoi avoir choisi d’entrainer les bélascains ?

  Lorsque je suis parti à Saint-Junien, j’ai de suite entraîné les Séniors en Fédérale 1. Ce fût une expérience brute de décoffrage, mais également une expérience enrichissante. Je pars du principe que, pour bien entrainer, il faut d’abord tout vivre, que ce soit chez les Séniors et chez les jeunes. Connaitre ces deux aspects est important pour la partie technique et pour la partie management. La psychologie n’est pas la même selon l’âge et la personne. Il y a pleins de ressorts psychologiques à trouver selon la structure dans laquelle on évolue. Avec des jeunes, il n’y aura pas le même ressort qu’avec des adultes qui travaillent à côté, par exemple. Le but pour moi est donc de parfaire mon expérience. Pour cela, il n’y a rien de telle que le terrain. Entrainer les bélascains, c’était aussi l’occasion de revenir ici, à l’USAL. Je prends mon pied avec les jeunes même si c’est pas toujours aussi simple. On peut tester beaucoup de choses avec les jeunes, ce qui est plus compliqué avec les Séniors.

Comment choisi-tu d’encadrer les jeunes ?

  Je pars d’un principe : derrière le plaisir, il y a une finalité. Le plaisir, c’est de jouer la compétition le dimanche. Derrière la compétition, il y a le travail, c’est-à-dire de la rigueur. Si on veut être bon sur le terrain et se faire plaisir, il y a pleins d’outils à utiliser : l’entrainement mais aussi tous les moments de la vie de groupe. De façon intelligente, il faut à la fois être souple et dur.

 

 

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